Le syndrome de Peter Pan

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Ce syndrome, bien connu grâce à sa fiction éponyme, désigne une angoisse à l’idée de devenir adulte et de quitter l’enfance. L’enfance représente un symbole de liberté, c’est une période où le champ des possibles paraît complètement ouvert et illimité.

Le syndrome de Peter Pan c’est donc l’adulte qui ne veut pas choisir, s’engager. Si je fais X cela veut dire que je ne pourrais pas faire Y.

Il y a quelques semaines, en retombant sur ce concept par l’intermédiaire de Jordan Peterson, je me suis rendu compte que c’est un mal dont je souffre depuis plusieurs années.

Il y a quelque chose d’effrayant dans l’idée de devoir choisir quelque chose et de devoir renoncer au reste.

Étant de nature curieuse, j’ai toujours été intéressé par une multitude de sujets et je fais partie de ceux qui aimeraient au cours de la même vie être entrepreneur, artiste, écrivain, réalisateur, philosophe, sportif de haut niveau et encore bien d’autres envies/fantasmes.

Le souci, c’est qu’à vouloir tout faire on finit par ne rien faire du tout , ou du moins à faire “moins bien” partout, à ne pas réaliser son potentiel.

Être un Peter Pan à l’âge adulte c’est avoir un FOMO et une frustration constante.

C’est quelque chose que j’avais en tête depuis quelque temps, ayant beaucoup cherché ma quête personnelle, ma voie, mon “why” ou autre quête identitaire ces dernières années comme vous le savez si vous êtes abonnés de longue date.

C’est pour cela qu’en début d’année j’ai décidé de simplifier ma vie, de revenir à l’essentiel puis de me “forcer” à faire m’engager pleinement dans ce qui m’anime actuellement, à savoir : le coaching et la création de contenu.

Je considère ces deux activités comme un outil me permettant d’avoir un impact sur ce qui compte pour moi : vous aider à vivre une vie (et développer un business/carrière) qui vous correspond et à réaliser vos rêves/objectifs.

 

L’importance de l’engagement

Être adulte c’est comprendre que l’engagement n’est pas une prison mais une forme de liberté. Celle de pouvoir choisir : qui on veut être, qui on veut aider, comme on souhaite vivre, avec qui etc.

L’engagement créé une responsabilité vis-à-vis des autres et de soi-même.

À partir du moment où je décide d’être coach et de l’assumer, je deviens responsable de ce qui va m’arriver en tant que coach. Je ne contrôle pas le résultat mais je peux influer dessus, étant responsable du processus.

Suis-je capable de vivre confortablement du coaching dans 12 mois ? D’être un excellent coach dans 3 ans ? De générer des opportunités incroyables grâce à cette activité ?

L’engagement nous oblige à faire le nécessaire pour valider ces hypothèses et pousse à mettre en place les actions quotidiennes pour aller dans cette direction.

L’engagement fait bien plus que de nous permettre d’atteindre un objectif : il crée une identité que nous allons incarner au quotidien.

L’engagement est une forme de vérité. S’engager, c’est prendre le risque d’échouer mais c’est surtout se donner la possibilité de réussir et vivre une vie plus profonde et impactante.

Encore une fois, je ne maîtrise pas le résultat mais il est mon contrôle d’être une personne qui cherche à devenir la meilleure version de moi-même dans les activités dans lesquelles je m’engage.

 

Les effets cumulés

Choisir et s’engager nous offre l’opportunité de bénéficier des effets cumulés.

Cette force déclenchant des bénéfices/résultats exponentiels n’est accessible qu’à ceux prêts à s’engager pleinement dans une activité pendant un certain nombre d’années.

De mon expérience personnelle, un projet met généralement 3 ans pour passer dans une dimension lui permettant de profiter de ces effets cumulés : une chaîne youtube, une entreprise, une compétence etc.

Et s’il faut en moyenne 3 ans pour activer cet accélérateur, cela veut dire qu’il faut être prêt à s’engager au moins le double d’années pour en récolter les fruits.

C’est pour cela que je considère que lorsqu’on décide de s’engager dans quelque chose, il faut être prêt à y consacrer 5 à 10 ans.

C’est flippant quand on souffre du syndrome de Peter Pan mais c’est la clé du succès et de l’épanouissement que ce soit dans la vie professionnelle (business/carrière/compétences) mais aussi dans la vie personnelle (relations/santé).

 

Voir sa vie comme une saga en plusieurs tomes

Je terminerai cette réflexion sur le syndrome de l’homme à la tunique verte par ceci : l’engagement est excluant temporairement et non définitivement.

J’ai eu une discussion à ce sujet avec un ami (lisant parfois cette newsletter) sur l’idée de voir sa vie comme une succession de grands chapitres durant en moyenne 10 ans.

C’est peut-être une pirouette de l’esprit, pour un mec comme moi sujet à ce syndrome, mais elle me permet de m’engager pleinement et plus sereinement dans une activité comme le coaching.

Avec cette approche de la vie, je peux devenir un excellent coach, bénéficier des effets cumulés, générer des opportunités impossibles à prévoir aujourd’hui tout en ouvrant la porte d’un autre chapitre dans 5 à 10 ans.

C’est ce que j’ai déjà fait dans le passé en tant qu’ancien joueur de poker qui m’a ouvert la porte de l’entrepreneuriat et du monde des start-up en 2014 qui me permet d’ouvrir un nouveau chapitre depuis 2020.

Chaque nouveau chapitre de vie capitalise sur les précédents.

Pour conclure, voici quelques questions/réflexions pour vous :

  • Pensez-vous avoir ce syndrome de Peter Pan ? ( sachant qu’il est exacerbĂ© – selon moi – par notre sociĂ©tĂ© actuelle)
  • Souhaitez-vous, vous engager pleinement dans un projet ? De pouvoir bĂ©nĂ©ficier des effets cumulĂ©s ?
  • Quel est le chapitre que vous souhaitez Ă©crire pour ces 5-10 prochaines annĂ©es ?

C’est un sujet qui revient souvent dans mes coachings, étant moi-même sujet à ce syndrome et ayant beaucoup réfléchi/travailler dessus, j’essaye d’aider au mieux mes clients à s’engager dans ce qui compte le plus pour eux, pour ces 5-10 prochaines années.

On peut en discuter ensemble si un coaching vous paraît pertinent.

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