Your network is your net worth — Comment j’ai construit mon réseau en trois phases.

Temps de lecture : 6 minutes
Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur twitter

La constitution d’un excellent réseau est sans doute une des priorités voir LA priorité que vous devez avoir en démarrant votre carrière professionnel ou tout simplement un projet pro ou perso.

Penser qu’avoir du réseau est inutile et que c’est une perte de temps équivaut à penser que communiquer et faire du marketing est inutile pour une entreprise.

“Your network is your net worth” est un adage que j’ai souvent entendu mais que j’ai pendant longtemps sous estimé. Toutefois, à mesure que mon réseau grandissait, je me suis rendu compte de son importance et il apparaît, aujourd’hui, à mes yeux comme un des piliers de ma “net worth”.

L’objectif de cet article est de retranscrire comment j’ai fait pour parvenir à constituer un réseau intéressant me permettant d’être maître de mon avenir, du choix de mes projets après seulement quelques années dans le milieu professionnel.

Attention cependant :

1) Mon explication se fait à posteriori, il y a certaines démarches que j’ai faites qui ont grandement aidés mais ce n’était pas nécessairement l’objectif initial.

2) Ce n’est pas une méthode unique pour constituer un réseau, celui ci fonctionne pour moi car il correspond à ma personnalité et mes compétences.

Phase 1 : création d’un réseau à partir de 0.

Lorsque j’ai démarré dans l’entrepreneuriat en 2014, j’étais inconnu au bataillon. Je venais de finir mes études et j’étais en train d’effectuer ma transition de joueur de poker online à entrepreneur cherchant à monter des projets (axé startup)

La première étape avait été de me rendre aux événements regroupant des personnes dans le domaine des startups et de l’entrepreneuriat. Rapidement j’ai pu rencontrer les personnes à connaître dans l’écosystème startup Lorrain (qui est vite saturé étant de petite taille).

Ensuite j’ai commencé à prendre des cafés avec les personnes que j’avais jugé comme étant les plus intéressantes . J’ai arrêter les meetups locaux n’y voyant alors qu’une plus value marginale.

En parallèle j’ai arrêté mon premier projet de startup fin 2014 et j’ai commencé à travailler sur Fetch début 2015 qui a été ma carte de visite principale me permettant de rencontrer des personnes paraissant inaccessibles. (entreprise vendu en 2018)

Le fait de créer quelque chose, dans mon cas une startup, a permis d’avoir une légitimité pour au moins essayer de rencontrer certaines personnes. Cela permet d’avoir accès rapidement à des entrepreneurs, des journalistes, des politiques, des facilitateurs d’écosystèmes (incubateurs, investisseurs etc).

Plus l’entreprise avançait dans sa progression, plus l’équilibre entre sollicitation sortantes et entrantes s’inversait. C’est un problème de riche pour quelqu’un qui est dans la phase 1.

Ce qu’il faut retenir de cette première phase pour amorcer la création d’un réseau :

  • proactivité pour rencontrer de nouvelles personnes
  • mise en avant d’une activité qui sort de l’ordinaire (association, livre, podcast, chaine youtube, entreprise etc…)

Phase 2 : accélération et augmentation de la portée de mes actions

Étant à Nancy j’ai rapidement était limité en terme de réseau que ce soit pour mon entreprise ou sur le plan personnel (rencontres intéressantes, challenges intellectuels etc)

La chance que j’ai eu avec cette entreprise a été de voir, de vivre et d’expérimenter beaucoup de choses. Cela m’a permis d’apprendre, de réfléchir et d’avoir envie de poser ma réflexion sur divers sujets et de chercher à la transmettre aux autres. Je suis un fervent partisan de la règle du plus-égale-moins (voir article sur le sujet que j’ai écris)

A ce moment la j’ai fait deux choses qui ont eu une grande importance dans la constitution de mon réseau.

1) Création de contenu

Cette envie de réfléchir sur mes apprentissages ainsi que mes erreurs et de les transmettre m’a conduit à écrire des articles à partir de la fin d’année 2015. (à noter que je n’ai pas attendu d’avoir 10 expériences, j’ai commencé moins d’un an après le début de Fetch) Malgré mon incapacité à produire du contenu de manière très régulière, ceux ci m’ont énormément apporté.

Ils m’ont permis de toucher beaucoup plus de monde que lors de mes nombreuses rencontres en face à face et même bien plus qu’avec les conférences où je commençais à être invité. Le ratio entre le temps passé à produire ce contenu et sa portée état de loin plus intéressant.

Cela m’a conduit à cette époque à faire le choix de me retirer de l’écosystème local afin de me concentrer sur mon entreprise et sur la création de contenu ayant une plus grande valeur ajoutée et une plus grande portée (bénéficiant aussi à mon écosystème local)

La publication de ses articles m’a permis d’être diffusé sur des blogs très suivis comme MaddynessCrème de la Crème et French Web. J’ai également reçu des invitations dans des podcasts sur l’entrepreneuriat. Cela a engendré un cercle vertueux amplifiant la portée de mes articles, augmenter la force de ma marque personnelle et m’a permis de diffuser mes idées.

2) Diffusion de mon contenu

J’ai eu plusieurs phases dans ma création de contenu, étant toujours à la recherche des opportunités les plus intéressantes.

Medium est une plateforme parfaite dans mon cas, étant le YouTube des blogueurs il permet d’avoir accès à une communauté de lecteurs. L’autre avantage est le fait d’écrire en français, c’est paradoxale car cela limite l’audience mais permet également rapidement de sortir du lot, la concurrence étant moindre.

Après Medium, j’ai souhaité me concentrer sur une plateforme unique en 2017. J’ai choisi Linkedin qui me correspondait mieux que Facebook, Instagram ou Twitter. J’y ai posté pendant plus de 6 mois des billets courts sur mes idées concernant le développement personnel, les startups et l’entrepreneuriat. Ceux ci m’ont permis d’augmenter mon réseau sur la plateforme de moins de 1000 à plus de 10 000 personnes en moins d’un an.

J’ai également recentré l’ensemble de mes publications sur un blog personnel.

Avec tous ces contenus cela me permet de maîtriser ma “présence google” Si vous tapez mon nom sur le moteur de recherche, les premiers liens que vous pouvez trouver sont :

  1. un profil linkedin
  2. mon profil medium
  3. mon blog personnel

Ce qu’il faut retenir de cette deuxième phase : c’est que la création de contenu est aujourd’hui ce qui vous permet de vous démarquer dans la société. Il faut créer du contenu ! Dans mon cas c’est l’écriture que j’ai choisi mais cela peut être de l’audio, de la vidéo, du visuel.

Le second point à retenir est la spécialisation sur une seule plateforme afin de ne pas se disperser (et ayant un temps limité avec mon entreprise a gérer en parallèle). Le choix de la plateforme varie selon votre personnalité et l’industrie dans laquelle vous souhaitez vous faire connaître. Une fois que votre présence sur une plateforme sera établie, vous pourrez l’utiliser comme point d’appui pour développer les autres.

3) Phase 3 : Optimisation et utilisation d’un réseau fort

2018 est une année de transition pour moi. J’ai fini mon travail avec Fetch, qui a été vendu cet été et que j’ai quitté en Septembre suite à la période de transition.

J’ai pu constater cet été que le “travail” effectué depuis quatre années a porté ses fruits.

J’ai reçu des centaines de sollicitations et des dizaines de propositions intéressantes pour rejoindre des projets de toutes sortes et à tout stade de développement.

J’ai également pu activer de manière proactive mon réseau en allant rencontrer des dizaines de personnes que j’ai rencontré grâce à mon contenu, mon entreprise ou en connectant sur Linkedin.

J’ai pu constater que sur Paris (où je suis en train de déménager) les gens me connaissent le plus souvent de mon contenu écrit et audio et non de l’entreprise que j’ai créé (qui n’était pas présente à Paris)

Contrairement à la phase 1 où il faut pratiquement accepter toutes propositions, la phase 3 doit vous obliger à apprendre à dire non aux sollicitations qui deviennent trop nombreuses et à maîtriser la gestion de votre temps.

Ma technique favorite pour y parvenir provient de Derek Sivers, un super entrepreneur américain.

“If it’s not a hell yeah, it’s a no”. C’est simple et ça permis de faire un tri drastique.

Depuis la deuxième phase et encore plus maintenant je considère que je dois également au maximum utiliser mon réseau comme effet de levier non seulement pour moi mais aussi pour mes amis et connaissances. Cela passe par de nombreuses mises en relations afin d’aider mon entourage à gagner du temps et avoir des opportunités.

Ce qu’il faut retenir de cette troisième phase : rester proactif. Ce serait un véritable gâchis de ne pas le faire puisque maintenant vous avez une marque personnelle plus forte que dans la première ou deuxième phase. Cela augmente drastiquement les chances d’avoir une réponse positive lors de vos demandes.

Il faut commencer à être plus regardant sur votre manière d’utiliser votre temps

Conclusion :

Mon histoire n’est encore une fois qu’un exemple, il y a bien d’autres manières de constituer un réseau efficace.

Cependant, je pense qu’il existe des grandes principes pour se constituer un réseau. les voici :

 la proactivité et la provocation de la chance : N’ayez pas peur d’essuyer des refus, cela ne vous coûtera rien et cette proactivité sera de plus en plus efficace. Évidemment plus votre réseau se développera plus vous avez de chances d’avoir une réponse positive.

 être prêt à passer beaucoup de temps au début de ce processus à faire des événements puis des rencontres individuelles. Attention cependant à ne pas en abuser, surtout les événements qui peuvent devenir un vrai fléau.

– devenir remarquable aux yeux des autres : les seules limites sont votre créativité et vos aspirations, cela passe par de la création de choses concrètes (entreprise, articles, chaine youtube, portfolio etc)

– savoir alimenter et nourrir ce réseau : il faut être capable de faire des mises en relations, de continuer à contacter de nouvelles personnes, d’utiliser comme levier votre réseau existant.

Quelques lectures pour aller plus loin :

Etes-vous indispensable, linchpin de Seth Godin : j’ai trouvé ce livre excellent, il match parfaitement avec ma personnalité qui préfère faire du concret et qui n’est pas forcément le meilleur networker (notamment lors d’événements)

Never eat alone de Keith Ferrazzi: lecture pop-corn, un maître de la proactivité dans le networking, c’est très américain comme livre mais cela peut correspondre à d’autres personnalités que la mienne.

Rejoignez plus de 1000 abonnés à
Dans la tête de JCK

Les conseils des meilleurs investisseurs et dirigeants d’entreprises dans votre boite mail chaque lundi à 16h30.
(En bonus : mes derniers articles, mes dernières lectures et mes réflexions sur divers thèmes)

Plus d'articles