Le second cerveau de JCK

Chapitre 1 — Quittez la vie par défaut de Stéphane pour la vie intentionnelle d'Achille

Stéphane ou la vie 100 % par défaut

Stéphane mène une vie ordinaire, sans passion ni ambition. C'est un homme occupé. Sa vie est remplie d'occupations professionnelles, de divertissements, d'obligations et de rendez-vous divers.

Il a 30 ans et travaille depuis quelques années dans une belle boîte parisienne avec un job de cadre bien rémunéré et qui lui offre un bon statut social. Il a la même vie ou presque que la majorité de ses collègues et de ses amis.

Il se réveille environ quarante-cinq minutes avant d'aller au travail. Comme chaque matin, après la sonnerie du réveil, il doit se lever malgré la fatigue et se dépêcher pour ne pas arriver en retard. Il a avoué à un ami qu'il n'aimait pas spécialement son boulot, mais qu'il était trop bien payé pour le quitter. De plus, son travail fait la fierté de sa mère.

Concernant le travail en lui-même, les tâches qu'il exécute au quotidien ne représentent aucun challenge pour Stéphane, il les répète depuis trois ans. Il prépare ses PowerPoint sans passion, sans envie, tel Charlie Chaplin dans Les Temps modernes.

La devise de Stéphane est : « Je n'ai pas le temps » depuis plusieurs années. C'est ce qu'il dit aux autres ainsi qu'à lui-même dans de nombreuses situations. La réalité, c'est qu'il manque de courage : il vit selon les autres. Il erre tel un somnambule, devenant chaque année un peu plus une caricature de lui-même.

Il n'est pas en forme physique mais ne prend pas le temps de faire du sport. Il n'est pas respecté par ses collègues et de moins en moins par ses amis, mais il n'a pas le courage de s'affirmer. Il n'a pas vraiment d'objectifs, de mission personnelle si ce n'est celle de gagner un peu plus d'argent via une augmentation future indéterminée et d'attendre : le week-end, les vacances, la retraite…

Souvent, Stéphane se dit fatigué et s'il osait voir la réalité, il emploierait d'autres termes tels que déprimé, vidé, perdu.

Il a 30 ans et il ne se connaît pas vraiment. La vie manque de sens. Sa vie manque de sens pour être plus précis. Il survit dans une prison dorée ayant l'apparat du succès. Il ne connaît pas ses valeurs. Il valorise la même chose que son entourage et ce qui semble être la norme dans le monde qu'il fréquente. Il se rend compte parfois que ses pensées sont celles que les médias lui ont implicitement demandé d'avoir.

Mais il oublie vite. Penser est exigeant et fatigant. Stéphane est déjà bien trop épuisé par son quotidien dénué de sens.

Comme beaucoup de personnes de sa génération, il a une tendance individualiste. Il pense avant tout à lui, éventuellement à sa famille. Il aime dépenser son argent dans des biens de consommation qui vont le rendre heureux quelques jours, heures, minutes en réalité. Il confond le fait d'être individualiste et d'être un individu doté d'une personnalité propre. Individualiste, il l'est certainement. En revanche, pas dit qu'il ait une personnalité propre.

Petit à petit, Stéphane perd goût à la vie. Ce manque de sens génère en lui un nihilisme grandissant, envahissant. « Aime ton destin. » « Souviens-toi de vivre. » « Rappelle-toi que tu vas mourir. » Autant de préceptes qui dépassent l'entendement de cet homme parfois endormi, souvent effrayé, toujours dorloté dans le confort de sa petite prison invisible.

Il n'a pas de véritables idéaux que ce soit pour lui, sa famille ou la société. Il ne sait même plus si sa femme l'aime vraiment et s'il l'aime encore. Mais il est plus simple de ne pas soulever l'interrogation et de continuer à vivre les yeux fermés.

Il n'est pas heureux, mais la vie doit-elle apporter le bonheur ? Quel est le sens de la vie ? Le TGV de sa vie va bien trop vite pour se poser ces questions existentielles. Il faudrait mettre en mode « pause » le système ou du moins son système. Bien trop effrayant encore. Après tout, il a un bon salaire, il vit à Paris, il est marié, il a des amis, il a des hobbies, il va même avoir un enfant dans quelques mois.

Bref, Stéphane semble avoir une vie remplie, de quoi être épanoui, serein, trouver du sens à son quotidien. Mais Stéphane au fond de lui sait. Il n'est pas épanoui, pas serein, ne trouve pas de sens à son quotidien et ressent au mieux un bonheur furtif.

Il n'osera jamais se l'avouer, mais il vit selon les autres. Il vit de manière à ne pas déranger, à rester dans les petits clous balisant sa vie. Il a peur d'aller en profondeur, de poser des questions qui risqueraient de révéler qui il est et ce qu'il pourrait devenir. Car une fois qu'il saurait, que se passerait-il ? Il pourrait perdre certains de ses amis ? Décevoir ses proches ? Quitter son confort ? Devoir prendre la pleine responsabilité de ses actes ?

Il préfère vivre selon les valeurs de son époque, il préfère mettre de côté tout esprit critique par peur de perdre le confort, le statu quo, le cadre qu'il a construit avec ses (non-) choix ces vingt dernières années.

Stéphane ? C'est l'homme que vous ne voulez surtout pas devenir. C'est l'homme qui vit à 100 % par défaut.

Ce n'est pas tant ce que fait Stéphane qui est dérangeant. Après tout, avoir un emploi, une femme, des petits plaisirs : rien de mal à cela. Le problème, c'est le chemin qui l'a conduit à avoir cette vie. Une vie sans introspection. Une vie sans perspective enthousiasmante. Une vie sans courage. Une vie dénuée d'intentionnalité.

Stéphane est comme une feuille emportée par le vent, sans contrôle sur sa propre existence.

Stéphane est l'archétype de la vie par défaut.

Stéphane et le paradoxe de notre époque

Il représente le paradoxe de notre début de siècle.

Stéphane vit dans un monde qui lui offre la possibilité de vivre une vie sans équivalent en termes de confort, de soins, d'outils et de technologies, d'accès à la connaissance, en opportunités. Il semble avoir tout ce qu'il faut pour vivre une vie riche, libre, authentique, épanouissante, heureuse.

Le revers de la médaille du progrès est que Stéphane vit dans trop de confort. Il est guidé par des algorithmes. Il mène une « vie autopilote ». Il ne choisit pas sa vie, il la subit.

Ce n'est pas lui qui remplit son agenda. La société s'en charge à sa place. Il mène une vie occupée qu'il n'a pas choisie.

Un peu comme dans Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley1 (1894-1963), il a une vie confortable, mais c'est ce même confort qui le tue un peu plus chaque jour, le déresponsabilise et l'éloigne de sa véritable personnalité (ou de son « soi » dirait Carl Jung).

Ses peurs entravent sa capacité d'action, de révolte personnelle. Il préfère être malheureux pour se conformer et être accepté par la société.

Il est prisonnier de sa vie par défaut. Il n'a pas encore eu le « déclic » de la vie intentionnelle. Il n'a pas encore eu la chance de rencontrer Achille, l'homme intentionnel.

Achille ou la vie 100 % intentionnelle

Achille est un homme épanoui. Sa vie est remplie de projets, de relations de qualités, de vitalité, de sens. Il respire la sérénité, la liberté, l'authenticité, la joie d'exister.

Il a 40 ans. Contrairement à Stéphane, il est marié et père de deux enfants. Il est indépendant financièrement, mais ne saurait vous dire s'il est entrepreneur, salarié ou un simple être humain. Il se fiche de ces étiquettes à vrai dire.

Achille se lève le matin avec une énergie folle. Même les jours où le réveil est plus compliqué, il pense à Marc Aurèle (121-180 après J.-C.) : « Je me lève pour faire mon œuvre d'homme ; je vais remplir les devoirs pour lesquels je suis né et j'ai été envoyé en ce monde2. » Il a le feu sacré des gens qui sont en mission sur cette Terre. Sa vision est très claire, il sait pourquoi il fait ce qu'il fait chaque jour. Il connaît ses valeurs cardinales. Mieux ! Il vit selon celles-ci.

Il est entouré de personnes qu'il aime et qui l'aiment : sa femme, ses enfants, ses proches, sa communauté. Il est respecté par les hommes qu'il fréquente. Désiré par les femmes qui le côtoient.

Comme nous tous, il a des moments de moins bien, mais il a appris à les analyser, les accepter et les sublimer. Il a 40 ans mais en paraît à peine 30. Il cultive chaque jour son esprit et son physique. Il commence même à ajouter une dimension spirituelle à son existence depuis quelques années.

Il ne vit pas selon les autres. Il vit pour sa famille, sa communauté et il s'efforce de conduire une existence qui vaut la peine d'être vécue. Quand on voit Achille, on pourrait croire qu'il est né ainsi, tel un demi-dieu. Mais ce ne fut pas toujours le cas, loin de là. Pendant des années, notamment durant sa vingtaine, croyez-le ou non, il avait une vie similaire à Stéphane.

Il était l'archétype de l'homme vivant par défaut et selon les autres.

Si, aujourd'hui, Achille ressemble au demi-dieu que son ancêtre mythologique représentait, ce n'est pas le fruit du hasard. Vous le comprenez quand vous pouvez échanger avec un être comme Achille. Vous constatez qu'il a des pensées, des comportements, une vision de la vie différente. Celle d'un homme qui a décidé un jour de s'éloigner de la vie médiocre, celle que Henry David Thoreau appelait le « désespoir silencieux des hommes3 ».

Tout a commencé par une crise lorsqu'à 27 ans, entouré de multiples « Stéphane » – qu'il était lui-même –, il eut un déclic. Il fit une expérience de pensée : celle d'imaginer à quoi ressemblera sa vie dans cinq, vingt, cinquante ans, s'il restait sur la même trajectoire.

S'il poursuivait la trajectoire linéaire de sa vie. Répétant les mêmes schémas encore et encore. Premier constat effrayant : il s'est rendu compte qu'il n'avait pas spécialement envie de vivre encore cinquante ans… D'une part, il avait peur de mourir et de l'autre il n'aimait pas vraiment la vie. Et en réalité, il est peu probable que la vie lui aurait permis de vivre aussi longtemps vu son hygiène de vie mentale, physique et spirituelle.

Sans ce « déclic », il aurait pu sombrer petit à petit et « vivre » tel un somnambule pendant encore quelques années ou décennies.

Le déclic et le chemin de vie intentionnelle d'Achille

Tout commença par une pause et une période d'introspection. Il était temps de mettre un énorme coup de frein pour arrêter le TGV de sa vie vécue par défaut filant à 1 000 à l'heure vers le néant. Il examina avec soin l'ensemble de sa vie passée et actuelle. Il entra dans une phase introspective où il jugea l'ensemble de ses actions et de ses pensées passées et présentes. « Une vie sans examen ne mérite d'être vécue4 », aurait dit Socrate. Il n'a jamais « lu » Socrate5, mais il comprit dans sa chair à quel point cette idée était juste.

Pendant cette période introspective, Achille comprit qu'il devait changer beaucoup de choses dans sa vie. À commencer par son rapport à la responsabilité. Toute sa vie, il s'est plaint de sa situation, des autres, de la malchance qu'il avait et de bien d'autres choses. Il décida de prendre l'entière responsabilité de son existence. Car certes, tout n'est pas de sa faute. Mais tout est de sa responsabilité, à commencer par ses pensées et ses actions.

Il se mit à prendre conscience de ce qui était sous son contrôle et ce qui ne l'était pas. Cela l'aida à mieux comprendre la surface de sa responsabilité. Ainsi que ce qui dépendait de lui afin d'être une meilleure personne, de vivre une bonne vie. Il arrêta de s'énerver pour des futilités du quotidien. Il arrêta d'être frustré quand les gens ne réagissaient pas comme il l'aurait aimé. À bouder la vie quand elle lui donnait un résultat différent de ce qu'il espérait.

Néanmoins, il comprit qu'il y avait des règles qu'il fallait connaître. Il étudia les règles de l'univers, celle de la nature humaine. Cela lui permit de comprendre qu'il devait vraiment accepter certaines réalités. Qu'il ne sera pas en mesure de tout faire et que la nature restera toujours plus forte que lui.

Cette leçon d'humilité provoqua en lui un amour plus grand de la vie. Accepter la vie dans son entièreté sans tomber dans la fatalité d'une existence déjà jouée amenant à la passivité. Ensuite, il se pencha sur les « jeux » de la culture humaine (business, relations, politique, statut, etc.) de son époque afin de savoir comment y prendre part (ou non) et comment les utiliser si nécessaire. Car il est impossible de gagner quand on ne connaît pas les règles du jeu.

Puis, pour la première fois de son existence, Achille prit le temps de définir un idéal de soi. Une vision de lui-même qu'il souhaitait atteindre, devenir, incarner. Il combina cette quête de réalisation de soi avec une mission personnelle le dépassant.

Lui qui auparavant – comme tous les « Stéphane » de notre époque – combinait une vie médiocre à une pensée individualiste, il définit une mission transcendante qui allait conférer un sens et lui procurer l'énergie nécessaire pour consentir tous les efforts qu'allait demander cette nouvelle vie.

Car oui, ce chemin de la réalisation de soi demande des efforts. Il demande du courage, de la résilience, de la confiance en soi et d'autres qualités qui se développent à travers la mise en action et le mouvement.

Et aux « Stéphane » lui rétorquant que c'est s'infliger beaucoup de souffrances que de prendre ce chemin, il leur répond que la vie est souffrance quoi qu'il arrive. Mais que cette souffrance peut être belle et héroïque quand elle est accompagnée d'un « grand pourquoi ». Donc autant choisir des souffrances ayant un sens pour soi et une utilité pour le monde.

Achille venait de poser les principes qui allaient l'éloigner de la vie par défaut.

Après vingt-sept ans de vie par défaut, il allait enfin ne plus vivre selon les autres et ne plus être le somnambule « éveillé » qu'il était.

L'évolution spectaculaire d'Achille

Quelques années plus tard, dans la trentaine, Achille n'est plus le même homme. Lui qui auparavant (sur)vivait dans la peur.

Cette peur qui neutralise tout esprit d'initiative, de conquête, de mouvement, il a appris à vivre malgré elle et à la surpasser. En faire un moteur, un guide, une énergie positive. Il a enfin compris que ce qui ne tue pas rend plus fort.

Il a développé une anti-fragilité qui dénote dans un monde où les individus sont de plus en plus fragiles puisque, notamment, surprotégés, relativistes et nihilistes.

Lui qui souffrait d'addictions diverses dans sa jeunesse : tabac, pornographie, temps d'écran, etc., il a bâti une citadelle intérieure imprenable ou presque. Cela commença par l'élaboration de « systèmes » l'aidant à s'éloigner de ses addictions. Il comprend mieux les mécanismes « externes » et les pensées « internes » provoquant les comportements qui l'avaient plongé dans un marasme existentiel pendant tant d'années.

Il a enfin quitté les sables mouvants de la vie par défaut. La construction de cette citadelle lui procure respect et estime de lui-même et une confiance en soi qui le surprend presque. Il jouit d'une clarté mentale et d'une sérénité qu'il n'avait jamais connue.

Tout cela laisse de la place pour penser sa vie et vivre sa pensée. Car Achille a continué son travail d'introspection pendant toutes ces années. Sauf que cette fois-ci, l'enjeu n'est plus de s'extraire, de quitter la médiocrité de sa vie d'avant, mais d'approfondir la connaissance qu'il a de lui-même afin de vivre en accord avec qui il est. Et surtout avec celui qu'il est en passe de devenir.

Il enlève les diverses couches de superficialité qu'il portait pour se rapprocher de l'existence la plus authentique qu'il est en mesure de vivre. Achille ne vit plus dans le monde de l'autocensure moderne, du politiquement correct. Il vit dans celui de l'authenticité, de l'abondance et de la liberté (d'expression). Cette liberté que tant de « Stéphane » disent vouloir mais qu'ils ne sauraient assumer et encore moins sublimer dans leur état.

En effet, Achille a compris que si l'homme était condamné à être libre d'après Sartre, cette liberté pouvait devenir un enfer pour celui qui ne sait pas quoi en faire.

Achille s'est affranchi ou a du moins très fortement desserré les chaînes de ses déterminismes. Mais cette liberté que ne peuvent connaître les hommes non affranchis va avec son lot de problèmes.

Notre ami intentionnel a donc compris qu'il devait définir ses contraintes, choisir ce à quoi il devait renoncer, sélectionner ce qui valait la peine de souffrir. C'est ainsi qu'il exerce sa liberté dans sa forme la plus belle. Le choix de ses contraintes lui permet de sculpter sa propre statue.

Quelques années plus tard, Achille ne se reconnaît plus. Lui qui n'aimait pas sa vie. Qui vivait dans un nihilisme complet. Qui s'était fait si peur en constatant qu'il ne souhaitait pas « vivre encore cinquante ans ». Maintenant, il aime la vie dans tout ce qu'elle lui propose. Dans le meilleur comme dans le pire.

Il a compris que tout était interprétation. Que sa pensée pouvait transformer la nature « neutre » des événements. Que les obstacles étaient des opportunités. Que la peur était un guide. Il a compris Nietzsche (1844-1900) et son « amor fati ».

Il a construit son chemin de vie intentionnelle, il est devenu une personne qu'il respecte. Il est enfin devenu un individu, un vrai. Pas une pâle copie de l'homme « moderne » ressemblant aux premières voitures Ford.

Et n'oublions pas qu'il n'a pas emprunté ce chemin uniquement pour lui. Tout au long de ce cheminement (sans fin), il a protégé et inspiré sa famille. Il a créé et fédéré une communauté dont il est un des leaders respectés. Il a construit son « jardin d'Épicure ». Il vit entouré de ses proches, de ceux qu'il veut aider.

Cela lui donne le courage et la force d'avancer dans ses projets. Et lui permet de prendre les risques que d'autres n'oseraient jamais prendre. Il est prêt à aider tous ceux qui ont le courage d'emprunter le chemin de la vie intentionnelle. Ils voient en Achille le demi-dieu de son illustre « ancêtre » grec. Mais lui sait qu'il n'est pas un demi-dieu. Il n'oublie pas qu'il était un « Stéphane ». Bien que personne ne s'en souvienne ou ne le sache autour de lui.

Cette communauté donne un sens supérieur à son existence. Lui qui vivait selon les autres vit maintenant avec et pour les autres. Tel le retour du héros dans le « mythe du héros » de Joseph Campbell6 (1904-1987), il se sent responsable de la transmission d'un héritage.

Il a eu la « chance » de s'extraire de la vie par défaut pour mener une vie intentionnelle. Il n'imaginait pas quelques années auparavant qu'il était possible de mener une existence avec tant de sens, de sérénité, de liberté, de richesse, d'amour. Pourtant, il est devenu l'archétype de cette vie intentionnelle à laquelle nous aspirons tous au fond de nous.

Suivons l'exemple d'Achille. Comme lui, prenons le chemin de la vie intentionnelle.



Introduction — La fin de votre vie par défaut | Sommaire | Chapitre 2 — Qu'est-ce que la vie intentionnelle ?

  1. [1949], Pocket, 2017.

  2. Marc Aurèle, Pensées pour moi-même [170-180 après J.-C.], Livre V, Flammarion, 1999.

  3. Henry David Thoreau, Walden ou la Vie dans les bois [1854], trad. : Brice Matthieussent, Le Mot et le Reste, 2017.

  4. Platon, Apologie de Socrate [390 avant J.-C.], trad. Luc Brisson, Flammarion, 2017.

  5. Il est important de noter que Socrate n'a jamais rien écrit. C'est à son disciple Platon que nous devons la restitution de la pensée de Socrate à travers ses célèbres « Dialogues ».

  6. Joseph Campbell, Le Héros aux mille et un visages [1949], J'ai lu, 2013.